5 février 2026

Le mal de l'air : Jocelyn Boisvert et Alain Pilon répondent à nos questions!

Jocelyn Boisvert signe un 4e roman pour l’effrayante collection Noire de la courte échelle! Avec les illustrations d'Alain Pilon, Le mal de l'air nous plonge dans une histoire d’épidémie angoissante, qui se déroule à huis-clos dans un avion.

Le mal de l'air est votre 4e roman publié dans la collection Noire, d’où vous viennent toutes ces idées effrayantes?

Oh, mais je les cultive! Et comme je suis un grand angoissé devant l’Éternel, les scénarios catastrophes me viennent assez naturellement.
 

Avez-vous déjà vécu une expérience inquiétante à bord d'un avion? 

Comme je demeure aux Îles-de-la-Madeleine, je suis allé « sur le continent » (comme on dit aux Îles) un nombre incalculable de fois. Plusieurs vols à destination de Québec ou de Saint-Hubert font escale à Gaspé. C’est souvent dans ce secteur que les turbulences sont les plus violentes. Disons que le vol prend parfois des allures de montagnes russes!

Si une situation similaire à l'intrigue du roman se déroulait aujourd'hui (on croise les doigts pour l'éviter!), quelle serait votre réaction? 
La Covid nous a donné un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler la fin du monde. Alors, pour me préparer au pire, je visionne quantité de films d’épouvante!

 

Le mal de l'air aborde également une relation entre un frère et sa sœur. Avez-vous puisé dans vos expériences personnelles pour illustrer cette dynamique? 
Non, puisque je n’ai pas de sœur. Toutefois, j’ai un fils et une fille. Après ma séparation, ils ont été contraints de prendre l’avion sans leurs parents. Comme dans le roman, mon garçon était stressé et ma fille, bien relaxe.
 

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez découvert les illustrations d’Alain Pilon?
J’ai trouvé que ses illustrations, noires, opaques, avec une touche de rouge, représentaient fort bien le côté oppressant de mon histoire.

 

Quel serait votre dernier repas avant de mourir?
Rien de compliqué! Un repas qui m’a accompagné et régalé toute ma vie : un plat de pâtes… mais noyé dans une sauce extra-extra-forte!

 

Quelle est votre plus grande peur?
Perdre ma créativité. Mon besoin de me raconter des histoires est vital!

Le mal de l'air s’ajoute à plusieurs collaborations avec des maisons d’édition de livres jeunesse (Grasset Jeunesse, Actes Sud Junior, Les 400 coups, Seuil Jeunesse). Qu'est-ce qui vous a donné envie d’illustrer pour la jeunesse?
Pour moi, l’illustration jeunesse est un moyen d’expérimenter, de mettre en œuvre des idées qui ont longuement muri en moi. C’est certainement une façon de me faire plaisir, mais aussi de surprendre.
 

Comment définiriez-vous votre style artistique? Quelles sont vos sources d’inspiration?
Pour Le mal de l’air, j’ai voulu faire quelque chose qui se situerait entre la gravure sur bois expressionniste et le manga. Je m’inspire autant de maîtres anciens comme Goya, Munch, Vallotton, Hopper que de dessinateurs de BD tels que Tezuka, Shuster et Kirby.

Dans votre bio, vous mentionnez vous entrainer à la salle de boxe. Considérez-vous que cette pratique sportive exerce une influence sur votre travail?
La boxe, c’est excellent pour la forme physique. C’est aussi pour moi un outil essentiel de contrôle de mes émotions. 

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez découvert le texte de Jocelyn Boisvert?
Enfin! Je vais pouvoir faire des dessins sanglants. 

Si une situation similaire à l'intrigue du roman se déroulait aujourd'hui (on croise les doigts pour l'éviter!), quelle serait votre réaction? 
Je sortirais ma réserve de masques non utilisés durant la COVID. 

Quelle est votre plus grande peur?
Faire un faux pas dans les deux sens du terme.

Portraits de Jocelyn Boisvert et Alain Pilon: © Chantale Lecours